La DHEA est une hormone parfois proposée comme complément pour les hommes ayant un faible taux de testostérone ou une dysfonction érectile, mais son efficacité est limitée et son usage demande prudence. Il n'existe pas de dose universelle « recommandée » : les quantités étudiées varient, et la DHEA peut comporter des risques, surtout à fortes doses. Un avis médical est indispensable avant d'en prendre.
Qu'est-ce que la DHEA ?
La DHEA (déhydroépiandrostérone) est une hormone produite par les glandes surrénales. Elle sert de précurseur à d'autres hormones, dont la testostérone, et son taux diminue naturellement avec l'âge. C'est cette baisse liée au vieillissement qui a suscité l'intérêt pour la DHEA en complément, dans l'idée de soutenir la testostérone et, indirectement, la fonction érectile. Mais précurseur ne veut pas dire traitement : l'effet réel sur la DE est loin d'être démontré, à la différence des traitements abordés dans l'article sur comment traiter la dysfonction érectile.
Quel dosage ?
Il n'y a pas de dose unique faisant consensus. Les sources de référence, comme la National Library of Medicine, soulignent que les doses étudiées varient et que la sécurité dépend de la situation de chaque personne. Les doses thérapeutiques explorées dans la recherche couvrent une fourchette assez large, et il existe aussi des formes en crème, par exemple à 10 %. Mais ces chiffres ne valent pas prescription : seule une évaluation médicale, avec dosage hormonal à l'appui, permet de savoir si la DHEA a un intérêt et à quelle dose, en particulier après 40 ans.
Les risques à connaître
La DHEA n'est pas anodine. À fortes doses, elle peut entraîner des effets indésirables hormonaux et présenter des risques pour les personnes ayant certaines pathologies, notamment des cancers hormono-dépendants. Elle peut aussi interagir avec divers médicaments. C'est pourquoi l'automédication est déconseillée : un complément « naturel » qui agit sur les hormones doit être encadré. Le même principe de prudence s'applique aux autres compléments décrits dans l'article sur le pycnogénol et la L-arginine.
La bonne démarche
Si vous suspectez un faible taux de testostérone ou une DE, le réflexe utile n'est pas de prendre de la DHEA de votre propre initiative, mais de consulter. Le médecin peut mesurer vos hormones, rechercher la cause des troubles et proposer une prise en charge adaptée, qui n'est pas forcément hormonale. La DHEA peut, au mieux, être un appoint dans certains cas précis, jamais un substitut à un diagnostic, comme le souligne l'article sur les options de traitement de l'impuissance.
Pour les alternatives et leurs limites, revenez à notre dossier sur la dysfonction érectile.